lundi 24 novembre 2008

La flamme est encore là

Hier, à la Mutualité, lors du congrès fondateur de DEBOUT LA REPUBLIQUE, l'ambiance contrastait singulièrement avec l'atmosphère pour le moins délètère qui règnait au Parti Socialiste. Alors qu'on s'insulte, qu'on s'attaque devant les tribunaux pour savoir qui va rester assis sur le tas d'or de la décentralisation, Nicolas Dupont-Aignan en lançant statutairement son mouvement en parti politique à part entière, réunissait un gros millier de personnes venues de toute la France.

Je ne sais pas si on mesure l'exploit que constitue, pour un parti qui ne bénéficie que d'une surface médiatique confidentielle, de réunir autant de citoyens un dimanche après-midi de novembre à Paris. Pour s'en convaincre, il suffit de se livrer à une comparaison révélatrice. Lorque Ségolène Royal fit son spectacle au Zénith, la plupart des "observateurs avertis", lesquels ne se pressaient pas à la Mutualité hier à l'exception notable du directeur de Marianne, saluèrent la performance d'attirer 5000 personnes dans ces temps de défiance envers les partis politiques. Cela signifie donc que bien que bénéficiant d'un relais absolument délirant des médias, de moyens financiers sans commune mesure avec ceux de DLR et la présence en vedettes américaines de chanteurs comme Hervé Vilard, Cali, Bénabar et le groupe Trust, Ségolène Royal n' a attiré que cinq fois plus de citoyens que le député non-inscrit de l'Essonne.

Si nous étions si nombreux et si enthousiastes à la sortie de Mutualité hier, c'est que, contrairement aux hiérarques du PS, Nicolas DUPONT-AIGNAN a pour ambition de montrer un chemin, d'ouvrir une voie alternative à la politique désastreuse de Nicolas Sarkozy. On croyait la flamme du parti de l'indépendance nationale éteinte à jamais par le couple maudit UMP-PS. Rien n'était plus faux. La braise, entretenue par la formidable victoire du NON au traité constitutionnel européen, couvait encore sous la cendre. Le tisonnier, c'est ce jeune mouvement politique. Et Nicolas Dupont-Aignan nous a convaincu hier qu'il possédait les aptitudes à le manipuler avec talent.

LE COURAGE RÉPUBLICAIN pour RECONSTRUIRE LA RÉPUBLIQUE ET REDRESSER LA FRANCE

Appel fondateur de Debout la République, le rassemblement gaulliste et républicain Maison de la Mutualité, dimanche 23 novembre 2008

« Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. »

Georges Clémenceau

Au moment ou notre pays traverse une crise économique, sociale et politique profonde, nos compatriotes sont dans l’attente d’un sursaut national. Fidèle à une « certaine idée de la France » chère au général de Gaulle, le mouvement Debout la République entend incarner le Courage Républicain et le mettre en œuvre pour rendre concrètement vie à notre devise nationale : Liberté – Egalité – Fraternité.

LE COURAGE DE LA LIBERTÉ

Depuis des années, les choix des Français sont bafoués. La ratification parlementaire, en février 2008, du traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne rejetée par référendum (par 55% des Français) en mai 2005, a constitué à cet égard le point culminant de ce déni démocratique.

Les Français doivent redevenir maîtres de leur propre destin. Cela oblige à changer d’Europe en respectant les peuples, en s’appuyant sur les nations et en organisant des coopérations à la carte autour de projets concrets. Cela oblige aussi à réaffirmer l’indépendance de notre politique étrangère et de défense pour offrir au monde une autre voie soucieuse du développement, de la protection de la planète et de la diversité culturelle.

LE COURAGE DE L’ÉGALITÉ

Notre pays, en laissant progresser les communautarismes, les corporatismes et le chacun pour soi, a propagé le poison de l’inégalité et de la dispersion de la Nation.

Pour rendre aux Français le goût du vivre-ensemble, privilégions enfin ce qui unit sur ce qui différencie. Rééquilibrons les droits et les devoirs. C’est avec un Etat régalien et laïc renforcé, une école du mérite et de l’effort et un vrai aménagement du territoire que nous rassemblerons à nouveau les Français autour de l’essentiel, pour réussir ensemble.

LE COURAGE DE LA FRATERNITÉ

Dans la guerre économique mondiale, beaucoup de Français voient leurs conditions de vie se dégrader (délocalisations, recul du pouvoir d’achat…).

Pour retrouver le chemin du Progrès économique, social et environnemental, la France doit relocaliser ses emplois et investir dans les projets scientifiques et industriels de demain. L’effort de tous doit être au profit de tous, grâce au renforcement massif de la participation et à la création d’une sécurité professionnelle.

C’est en faisant preuve de courage républicain que la France retrouvera la voie de la démocratie, de la liberté, de l’unité nationale, de la citoyenneté républicaine, de la puissance économique et de la justice sociale. Elle empruntera alors à nouveau le chemin du Progrès partagé.

mercredi 19 novembre 2008

Affichez vos couleurs !

France Bonapartiste vient de se doter d’un insigne (sous forme de pin’s). Est-il nécessaire de dire que le premier devoir d’un membre est de porter son insigne ? Il faut songer à l’utile action de « propagande » que l’on fait en montrant à la boutonnière l’Aigle sur fond tricolore.



Insigne FB, 3 euros (frais de port compris) à commander auprès de :

Christian Hanry

Adresse: 8, rue Jean Le Men ; 51100 Reims.
Tel:03 26 36 40 69 ; 06 08 61 61 61.

lundi 17 novembre 2008

Contre la pensée unique

Notre nation est menacée par la pensée unique, partagée par la droite libérale et la gauche caviar, qui nous dit qu’il n’existe qu’une seule politique possible. Une politique voulue par une soit disant élite qui ne croit plus ni au progrès économique ni au progrès social. Affiliés à cette élite nous retrouvons le technocrate, le notable et le financier, le « enrichissez-vous » cher à Guizot se retrouve tout autant sous les plafonds de l’Elysée que dans les murs de la rue de Solférino. Mais cette politique unique se veut aussi la « détricoteuse » de notre pays et de ses fondements, l’Europe fédérale contre la Nation, la liberté contre l’égalité, la tolérance contre la laïcité, la différencialisation contre l’assimilation, l’individu contre le citoyen, les élites contre le peuple, la ploutocratie et la minoritairocratie contre la méritocratie. Tout cela ne peut que conduire, si nous ne faisons rien, à la fin de l’Etat-Nation et de la République, à la désintégration sociale de notre pays.

La politique de la pensée unique est une politique de la soumission, soumission à la puissance de l’argent, soumission aux technocrates européens, soumission aux Etats Unis, soumission à une nouvelle aristocratie.

A cette pensée unique il nous faut opposer une autre politique, une politique de « développement durable » qui nous pousse à penser le quantitatif avec le qualitatif, l’économie avec la société, le marchand avec le non-marchand, le court terme avec le long terme. Une politique qui prenne la République comme projet, la nation et l’Etat comme point d’appui. Une politique qui ose entreprendre et investir dans le capital productif et dans le capital humain. Une politique d’investissement dans l’école, dans la ville, dans l’aménagement du territoire, dans la recherche, dans la création d’entreprises. Une politique qui ose la réforme fiscale, la réforme sociale, la réforme administrative. Une politique d’indépendance nationale au service de la construction d’une Europe des Nations, au service d’une France tournée vers le grand large et la Francophonie. Une politique renouant avec une certaine idée de la France.

La situation politique de notre pays ne peut pas s’améliorer si nous continuons ainsi. Nous devrions méditer cette phrase de Louis Napoléon Bonaparte : -« Mettons nous en garde contre ces hommes à théories plus brillantes que vraies, qui poursuivent une idée sans se préoccuper des effets contraires qu’elle produit … ».

La France doute, elle doute tout comme ses élites qui ne cessent de répéter ses axiomes d’impossibilité du progrès social, d’impossibilité de la France, d’impossibilité d’une autre politique. Tant que nos élites continueront à reproduire les comportements, les discours et les arguments des temps passés, rien ne pourra changer. On dit que l’Histoire ne se répète pas, mais quelle est la différence entre l’expert officiel qui dit « face au marchés on ne peut rien faire » et l’expert militaire des années 30 qui disait « les chars ne franchiront jamais les Ardennes » ? Notre Président mais aussi une grande majorité de notre classe politique semblent donner l’impression qu’ils ne savent pas où ils vont. A coup de « bling-bling », à coup de « flingage » médiatique, à coup de passages en force, à coup de cadeaux à ceux qui en ont le moins besoin, à coup de dénis de démocratie, ils continuent leur fuite en avant sans ce soucier de l’essentiel. A regarder notre classe politique, l’on ne peut que faire le parallèle avec la noblesse, domestiquée à Versailles, qui avait oublié son rôle éminent au service de la France, qui méprisait le peuple et qui ne tarissaient pas de railleries sur ceux qui loin du « soleil » travaillaient à la sueur de leur front. 2008 est éloigné de 1789 et de 1815 mais l’oligarchie qui nous gouverne, semblable aux ci-devants rentrés dans les fourgons de l’ennemi à la chute du grand Homme, n’a rien appris et a tout oublié.

Mais tout cela ne pourra pas durer indéfiniment, le système de pouvoir actuel n’est pas plus éternel que les autres. Jusqu’à présent sa force lui est venue de ce qu’il ne disait pas clairement où il allait, d’un discours à un autre, de promesses en phrases à double sens, il a su manœuvré et endormir le peuple. Mais sa légitimité s’effondre au fur et à mesure que son projet de société, si tant est qu’il en ait un, se dévoile et que son imposture intellectuelle et morale devient plus flagrante. Déjà les temps changent, le refus monte de partout, il n’est ni nostalgique ni irrationnel, il vient de certains politiques, de certains intellectuels, il vient du peuple. Le sursaut espéré doit se mettre en marche, le front principal de celui-ci doit être un front politique venant de nouveaux partis et d’une nouvelle élite ou bien il n’y a plus qu’à espérer dans la rue, pour terminer la crise, pour briser les résistances égoïstes de droite, mater les surenchères de gauche et donner le grand coup de balai indispensable pour nettoyer la maison.

Le bonapartisme se veut au service de cette autre politique, de tout temps il a sut tenir le même discours et suivre la même voie. Mais il ne faut pas croire que tout vient facilement, il faut se baser sur des réalités et non sur des mythes, les réalités ne se traitent pas comme cela, elles se traitent à partir d’elles-mêmes. Il ne faut jamais oublier que l’on ne fait de la politique que sur des réalités.

Pourquoi le 23 novembre je serai aux côtés de NDA

Certains seront surpris de trouver les bonapartistes derrière Nicolas Dupont Aignan et Debout La République et pourtant. Pour nous qui sommes républicain quoi de plus normal que de se retrouver aux côtés de Nicolas et des idées qu’il défend, quoi de plus normal de participer au rassemblement de tous les républicains.

Qu’on le veuille ou non, les Napoléon et le Général De Gaulle sont les fondateurs de la France moderne mais leur héritage est dilapidé depuis plus de 30 ans par une classe politique, de droite comme de gauche, qui a trop longtemps confondu liberté et libéralisme, égalité et égalitarisme, progrès social et assistanat. Une classe politique qui n'a plus que l'apparence d'un pouvoir que tous les jours elle abandonne un peu plus à la Commission de Bruxelles, à la Banque Européenne, au Capital et aux Lobby en tous genres.

Il est temps de dire STOP, il est temps de retrouver une véritable politique Nationale et Sociale dans la pure continuité de nos deux Empereurs et du général De Gaulle. Croyant aux bienfaits de l’action politique, les bonapartistes refusent l’idéalisme, le romantisme, l'utopisme de ceux qui défendent leurs convictions en fuyant la vérité, colportant ainsi, par leur attitude, les germes de l’aigreur, de l’amertume et du désespoir. Il ne s’agit pas pour nous de témoigner, mais de combattre, c’est-à-dire d’inscrire nos idées dans le réel.

Ce réel se trouve aujourd’hui dans Debout La République et dans les femmes et les hommes qui s’y rassemblent.

Le 23 novembre sera pour nous tous le jour où tout deviendra possible.

jeudi 23 octobre 2008

vous qui sifflez ...

Depuis de nombreuses années, dans le matin calme d’une journée d’été ou bien dans les brumes d’une soirée d’hiver, ils sont toujours là cote à cote … Gaston le fier paysan breton, Ahmed le berger de l’Atlas, Simon le tailleur parisien, Mamadou le piroguier du Chari … Unis dans la mort pour cette France que pour certain ils ne connaissaient pas, ils reposent tous sur ce coin de terre, symbole de tant de sacrifices, à Douaumont. A ses enfants la Patrie reconnaissante et pourtant certain de ses enfants n’avaient pas le beau rôle, souvent traités en citoyens de seconde zone ce qui ne les a pas empêché le jour venu de faire le plus grand des sacrifices pour cette France si loin, si dédaigneuse.

Leurs enfants, le jour venu, ont aussi su donner leur sang et leur sueur pour libérer la mère patrie, de Cassino aux Vosges … Ensuite se fut l’Indochine et son cortège de souffrance …

Ces hommes, de quelques régions du Maghreb ou d’Afrique qu’ils fussent, ont toujours servi avec courage, avec abnégation la France, son drapeau, son hymne … Que diraient-ils aujourd’hui si ils voyaient, si ils entendaient leurs descendants s’en prendre ainsi aux symboles de la République ? Ces descendants qui pour la grande majorité ont cette chance que n’ont pas eut tous ces « poilus », tous ces tirailleurs, tous ces goumiers, d’être des Français à part entière avec tout ce que cela comporte de devoirs mais aussi de droits. L’on nous parlera comme d’habitude d’une minorité « d’écorchés vifs » qui dans leurs gestes veulent faire passer un message, soit mais lequel ? Un message comme à Montfermeil ? Si tout cela est le fait d’une minorité mais que fait donc alors la majorité ? Il est facile de vouloir jouer les victimes du système, de vouloir crier sa haine d’une société que l’on ne maitrise pas. Mais en ayant un tel comportement, ce n’est pas au système que font mal tous ces « jeunes », ils font mal à la France dans son ensemble, ils font mal à tous ceux, quelle que soit l’origine, qui croient en la République, ils font mal à leurs ancêtres tombés pour cette terre, ils font mal à leurs « cousins » de l’autre coté de la Méditerranée qui ne comprennent pas ces « nantis » …

Que l'on se penche sur les origines de notre peuple, que l'on suive son développement à travers les siècles et deux observations se dégageront de cet examen.

Dès le début, dans le cadre des disciplines romaines, amalgames de peuples distincts, autochtones ou importées par de lointaines et successives invasions. Au long de la croissance nationale, et de manière continue, sédimentation et infiltrations d'éléments extérieurs incessamment assimilés à l'organisme français. Formation morale et spirituelle, absorption et fusion constantes forment donc les deux caractéristiques essentielles de ce que l'on peut appeler notre Nation. Libre à d'autres de répudier par principe ce qui ne se range pas sous la rubrique d'une "tribu-mère", libre à nous de voir dans cette formule un retour vers la vieille opposition des clans.

La juxtaposition, puis l'union dans le sein d'un même peuple, sont les bases indiscutables sur lesquelles s'est édifiée notre Patrie.

Comment, dans ces conditions, notre pays commettrait-il l'erreur d'un exclusisme "raciste"? On ne voit pas d'après quelles normes on pourrait le codifier. Voudrait-on lui appliquer le discriminant négatif d'un xénophobisme à retardement, quelles qu'en soient les victimes ? Ce serait à la fois se révolter contre l'ordre des choses, contre le bon sens, contre la nature. Et, pour ne parler que de ceux de 14-18, nos morts protesteraient, du fond de leurs tombes héroïques, si des gouvernements ou des hommes atteints de folie osaient arracher à la communauté française ceux qui, lui ayant donné leur sang, se sont, du même coup, incorporés à sa substance. Le peuple français est une magnifique synthèse, disciplinée, cultivée, équilibrée. Il forme un tout, nulle recherche linguistique, nulle analyse d'hérédité ne peut prévaloir contre ce fait. Nulle considération de provenance géographique, d'appartenance religieuse ne saurait intervenir. La qualité, la dévotion française seules importent, à condition qu'elles soient sincères, éprouvée, confirmée…

Alors messieurs les siffleurs, messieurs les incendiaires, si votre idéal, si votre but est d’être des français à part entière vous savez ce qu’il vous reste à faire … Pour copier un Président célèbre, ne vous demandez ce que le pays peut faire pour vous mais vous ce que vous pouvez faire pour lui ! A moins bien entendu que votre objectif soit tout autre, tourné vers la division, le communautarisme, vers la seule ambition de profiter du système sans rien en retour … Alors ne vous étonnez pas du regard, du jugement de tous ces français qui eux tous les jours et malgré les difficultés croient encore en leur pays et en ses valeurs.

premier Président - dernier Empereur

David Saforcada, secrétaire général de France Bonapartiste, vient de publier un fascicule sur Napoléon III, "Louis Napoléon Bonaparte, premier président, dernier empereur", afin de réhabiliter la mémoire de celui qui fut à la fois le premier de nos présidents et le dernier de nos souverains.

De Hugo à Mauras en passant par Rochefort et autres, les libelles et les attaques partisannes ont su salir la mémoire de Napoléon III. 135 après la mort de celui-ci, il est temps de retrouver le vrai visage de Louis Napoléon Bonaparte. Cette brochure, écrite par un militant bonapartiste, vous propose une vision de l'histoire telle qu'elle fut réellement ...

Il est possible de se le procurer ici : http://www.lulu.com/content/4090701